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“Un ersatz de mariage”

Par Christian Vanneste 

 

Il y a des ectoplasmes du libéralisme qui confondent la pensée libérale si importante dans l’histoire de la philosophie politique française avec des géants comme Montesquieu, Tocqueville ou Constant avec la gélatine post-moderne, le n’importe quoi à la mode.

Un vrai libéral est celui qui pense que la personne humaine doit être le plus possible libre et responsable, et qu’en dehors de sa protection régalienne, l’État doit s’occuper le moins possible de la vie privée et des affaires de ladite personne. Entre cet État et les individus, il y a des corps intermédiaires qui doivent pouvoir organiser la vie sociale de la manière la plus souple et la plus efficace possible. C’est ainsi, par exemple que la Famille doit veiller à la protection et à l’éducation des enfants. Les sentiments qui unissent les membres de la famille sont évidemment du ressort de celle-ci et de ses membres.

Voilà pourquoi sans doute Luc CHATEL, libéral en peau de lapin, veut une reconnaissance sociale de l’amour à travers un ersatz de mariage, entre des personnes qui ne fondent pas une famille parce qu’ils n’auront pas d’enfants, et dont les sentiments ne regardent qu’eux, et les parents ou amis qu’ils inviteront à la fête sans que nous ayons à nous en mêler, nous autres vrais libéraux, sans que l’État ou la commune ne s’en préoccupent !

Appel à M. Jacob

Accès des mineurs aux sites pornographiques d’Internet

Les adhérents de Famille et Liberté ont mis au premier rang de nos priorités pour l’année en cours le contrôle effectif de l’accès des mineurs aux sites pornographiques sur Internet.

Pour de très jeunes enfants (comme on en rapporte beaucoup de cas), voir des scènes pornographiques crée des troubles similaires à ceux d’un abus sexuel.

Toutes les enquêtes montrent que la majorité des adolescents accèdent à des images pornographiques sur Internet. Il se crée chez eux une dépendance pathologique qui se manifeste chez les plus faibles d’entre eux par des comportements délictueux ou criminels, comme on en a tous les jours des exemples.

Aujourd’hui, il suffit de cliquer sur « Je suis majeur, je peux entrer » pour avoir accès aux sites pornographiques. Les logiciels de contrôle parental, tous contournables, sont malheureusement d’une efficacité restreinte.

La seule solution est le contrôle par les fournisseurs d’accès de l’âge de la personne qui veut entrer sur un site pornographique avec, par exemple, un numéro de carte bancaire.

Ce contrôle présente, il ne faut pas le nier, des difficultés techniques. Il contrarie surtout des intérêts financiers énormes. Même difficile, le combat doit cependant être engagé, en raison de l’importance de ce qui est en jeu.

Christian Vanneste vient de déposer dans ce sens à l’Assemblée nationale une proposition de loi qui n’a de chance d’aboutir que dans la mesure où vous lui apporterez votre soutien. Vous pouvez le faire en signant la lettre suivante, demandant au président de son groupe parlementaire l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Famille et Liberté vous invite aussi à envoyer ce message à M. Christian Jacob : cjacob@assemblee-nationale.fr

Lettre à M. Christian Jacob

Monsieur le ministre,

Dans son discours d’inauguration du e-G8 Forum, le 24 mai, le président de la République a déclaré : « Ne laissez pas la technologie que vous avez forgée porter atteinte au droit élémentaire des enfants à vivre protégés des turpitudes de certains adultes ».

En répondant à une question d’un participant, il a redit : « il y a des valeurs universelles sacrées, par exemple la protection d’un enfant face aux turpitudes de certains adultes ».

La proposition de loi « visant à lutter contre la pornographie » déposée à l’Assemblée nationale par M. Christian Vanneste, qui a pour objet de protéger effectivement les mineurs contre les scènes pornographiques sur Internet, répond au vœu de M. Sarkozy.

Je souhaite que vous demandiez l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée de cette proposition de loi.

Veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression de ma haute considération.

SIGNER LA PÉTITION

 

L’âge du renoncement

Chantal Delsol, membre de l’Institut, qui fait partie du comité d’honneur de Famille et Liberté, vient de publier sous ce titre, aux Editions du Cerf, un ouvrage partant du constat du déclin de la religion et de l’effacement de la chrétienté en Occident.  Avons-nous renoncé à la quête de la vérité déclenchée par la Révélation pour adopter la conception païenne d’un monde sortant du chaos et destiné à y retourner ? De la réponse à cette question qui dot intéresser tout “honnête homme”, dépend dans une large mesure l’avenir du modèle familial prôné par Famille et Liberté. 

L’examen des faits semble conduire Chantal Delsol à une réponse affirmative, remise, peut-être, en cause par les dernières lignes de son ouvrage : ” On a envie de comprendre les sociétés fatiguées par les excès de la vérité. Pourtant les fous de la vérité sont peut-être les dépositaires d’une autre âme du monde, dont ils veillent la lueur captive”.

 

L’âge du renoncement, Chantal Delsol, Editions du Cerf, 2011

Intervention de M. Vanneste dans le débat sur la bioéthique à l’Assemblée Nationale, le 9 février 2011

C’est un biologiste qui avait dit avec force : « La science a fait de nous des dieux avant même que nous méritions d’être des hommes ». Cette phrase de Jean Rostand illustre l’inévitable confrontation entre la biologie et l’éthique et le caractère indispensable des rendez-vous qui permettent aux législateurs de rappeler la norme pour éviter les dérives morales liées aux innovations scientifiques. Il n’est pas sûr que le nombre croissant, des autorités, des agences, des comités et des conseils puissent de façon cohérente et responsable remplacer le Parlement dans ce rôle essentiel. On a vu que les 23 agences sanitaires rendaient les questions plus opaques, et les décisions plus contradictoires.Le progrès scientifique est une évidence. Il correspond à la possibilité intellectuelle que possède la science et à la capacité matérielle qu’atteint la technique d’imaginer et de réaliser ce qui était impensable et impossible auparavant. Certains esprits faibles considèrent que le progrès existe d’une manière nécessaire dans tous les domaines et que seuls des esprits attardés prétendent s’y opposer. D’autres, plus faibles encore, s’opposent à certains progrès de la technique mais sont prêts à soutenir toutes les évolutions morales même les plus absurdes, en défendant la nature contre l’homme sans défendre l’homme contre lui-même.En fait, le progrès moral n’est pas quant à lui une évidence. On peut considérer que la valeur universelle que la raison pratique a établie durera autant que l’esprit humain. Lorsque Kant formule l’impératif catégorique en écrivant qu’il faut toujours considérer l’humanité, en soi-même, comme en autrui, comme une fin et non comme un moyen, il ne s’agit pas là d’une formule appelée à être modifiée par les conquêtes de la science et de la technique mais comme une loi qui doit précisément s’imposer à elles en faisant la part de ce qui est acceptable et de ce qui ne l’est pas. Si j’ai cité cette formulation, c’est bien sûr parce qu’elle s’applique parfaitement à certains des problèmes posés par la bioéthique. Une personne humaine ne saurait être perçue comme une matière première destinée à assurer la survie d’une autre personne. Et il n’est pas absurde de parler de personne dès la conception. De même, une personne humaine ne saurait être simplement le porteur d’une autre vie avec laquelle elle n’aurait qu’une relation instrumentale.

Au centre d’une conception humaniste de la bioéthique doit se situer la notion de personne, à la fois autonome et solidaire. Autonome elle doit l’être par sa capacité d’être responsable c’est-à-dire libre et consciente. L’insistance de la loi à recourir au consentement est de ce point de vue essentielle. Solidaire, elle doit l’être aussi, tant il est vrai que la personne n’est pas un individu isolé. Cette solidarité est marquée dans la loi par les nouvelles modalités du don du sang placentaire, à la fois consenti comme les autres mais essentiellement altruiste. La personne est en effet pénétrée de part en part par une double altérité, celle de son patrimoine génétique, et celle de son groupe social. Il est nécessaire de rappeler ici que la famille, le couple et ses enfants représentent d’ailleurs d’une façon pertinente la rencontre de l’institution culturelle et de la réalité biologique. Certains souhaitent s’en éloigner. Il n’empêche que l’exception ne doit pas devenir la règle. La cohérence de l’organisation sociale avec la logique du vivant est un facteur de santé publique et de solidité du tissu social. Par exemple, l’information de la parentèle sur les risques génétiques, pour être efficace, doit reposer sur une stabilité et une clarté de la parenté.L’écologie humaine suppose à l’évidence la reconnaissance de la famille comme socle de la personne et la pertinence à faire en sorte que la famille culturelle soit la plus proche possible de la famille biologique. La conception floue de la famille accroît l’insécurité sanitaire des personnes. C’est ainsi que la vérification par le corps médical d’une stabilité de deux ans au sein d’un couple pour accepter un don d’organes fait sortir inutilement le médecin de son rôle, surcharge son activité et laisse la place à des incertitudes sur la valeur et la pérennité juridiques de l’opération réalisée qui pourrait dissimuler un marché… La conception floue de la famille accroît aussi l’insécurité sociale. L’idée de donner les mêmes droits aux pacsés qu’aux mariés en matière de PMA méconnaît le projet parental inscrit dans le mariage, et absent du Pacs (article 213 du Code civil : “Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir“). Le couple uni par un projet de vie solidement établi, offre à l’enfant plus de sécurité et d’équilibre, notamment en ce qui concerne les modèles psychologiques qui lui sont proposés. Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais un droit de l’enfant, un droit d’avoir un père et une mère. Toute mesure qui accroît la tendance inverse est contraire aux droits de l’enfant. Elle favorise la tendance de notre société à devenir une « foule solitaire », ce qui est loin d’être un progrès.A la fois autonome et solidaire, la personne humaine doit refuser toute utilisation sociale de son corps sans son consentement mais elle doit aussi refuser que le don de celui-ci soit un acte mercantile au sein d’un marché. Le don gratuit et anonyme s’il n’est pas obligatoire, peut être encouragé. Il n’est donc pas interdit qu’une certaine pédagogie oriente la personne autonome vers l’affirmation de sa propre dignité d’une part et vers son devoir de solidarité d’autre part. La Norvège a par exemple une politique très incitative des donneurs vivants alors que ce type de dons stagne en France. L’ouverture aux dons croisés est en revanche un véritable progrès.Enfin, il n’y a rien de plus contraire à l’humanisme que la volonté de réaliser un homme parfait, un surhomme, de pratiquer l’eugénisme. La Convention d’Oviedo (1997) le dit avec force dans son article 11 : “toute forme de discrimination à l’encontre d’une personne à raison de son patrimoine génétique est interdite“. On mesure la valeur d’une civilisation humaine à sa capacité à protéger les plus faibles. Eugénisme et euthanasie, à la rime si riche de sens, sont des processus ou se retrouvent les partisans de l’efficacité sociale à tout prix, et les libertaires les plus irresponsables.

C’est la philosophe Silviane Agacinski qui disait “la France n’est pas en retard, elle est en avance“. Je pense que nous pourrions être plus en avance en affirmant davantage encore la suprématie des valeurs éthiques.

Mme Morano et l’accueil du jeune enfant

Par Christian Vanneste :

Lors de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2011, à l’Assemblée nationale, le 29 octobre 2010, l’article 55, qui prévoyait que l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant serait désormais versée à compter du mois civil qui suit sa naissance, et non plus à compter du jour de la naissance, ce qui correspondait à une économie de 68 millions par an,  a été supprimé par l’Assemblée. Je me réjouis de ce vote et du refus de la majorité de mégoter sur la politique familiale plutôt que de chasser les dépenses inutiles. En raison de ce signal j’ai voté le projet de loi que je n’avais pas voté l’année dernière.

Après que Mme Edwige Antier se fut opposée en vain à cette suppression, au motif qu’elle revenait, compte tenu de l’état des finances publiques, à “offrir une dette à en enfant pour sa naissance”, Mme Morano qui est, faut-il le rappeler, secrétaire d’État chargée de la famille, a protesté à son tour dans les termes suivants :

Mme Nadine Morano, secrétaire d’État. Je n’ai pas donné l’avis du Gouvernement !

M. le président. Le scrutin est ouvert, madame Morano, je ne peux pas vous donner la parole.

Mme Nadine Morano, secrétaire d’État. Je ne me suis pas expliquée !

M. le président. Mais vous vous êtes déjà exprimée, madame la secrétaire d’État !

(Il est procédé au scrutin.)

M. le président. Voici le résultat du scrutin :

Nombre de votants 54

Nombre de suffrages exprimés 54

Majorité absolue 28

Pour l’adoption 34

Contre 20

(Les amendements identiques nos 184, 74, 357 et 445, sont adoptés.)

M. le président. En conséquence, l’article 55 est supprimé.

Mme Nadine Morano, secrétaire d’État. Monsieur le président, vous n’avez pas demandé l’avis du Gouvernement sur ces amendements !

M. le président. Le scrutin était ouvert lorsque vous avez demandé la parole, madame la secrétaire d’État.

M. le président. Madame Morano, vous avez bien exprimé un avis selon lequel le Gouvernement était contre les amendements de suppression, le compte rendu intégral en fera d’ailleurs foi ! Du reste, le scrutin étant ouvert, je ne pouvais plus vous donner la parole…

Mme Nadine Morano, secrétaire d’État. Nous sommes en République tout de même ! Je me suis exprimée sur l’article 54 mais pas sur les amendements de suppression de l’article 55 !

Out From Under : The Impact of Homosexual Parenting

Dawn Stefanowicz http://www.dawnstefanowicz.com/index.html

de nationalité canadienne, fait le récit de sa vie de fille d’un père homosexuel et de son action pour empêcher qu’une ”clique” non représentative convertisse à l’homosexualité les enfants à l’école. A lire quand la lutte contre l’homophobie semble la principale réforme de l’école en passe d’aboutir en France. 

Out From Under: The Impact of Homosexual Parenting

par J. Raney, M. Dillworth, et Dawn Stefanowicz

Suicide des jeunes : question écrite de Christian Vanneste

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le suicide des jeunes. Il semblerait que les suicides des jeunes homosexuels et bisexuels seraient 2 à 3 fois supérieurs à ceux des hétérosexuels. Certains estiment que cette situation, grave, résulterait de l’homophobie. Afin de sensibiliser le public, le ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative et l’INPES ont lancé un concours de scénarios sur le thème de la prise de conscience de son homosexualité et sa perception par la société. Le jury récompensera 4 scénarios qui se verront réalisés en courts-métrages, et diffusés notamment sur les chaînes du groupe Canal+. Il aimerait donc savoir, tout d’abord, sur quels critères, le ministère estime que ces suicides auraient pour origine l’homophobie, ensuite quelle en est l’importance dans la société française par rapport à l’ensemble des suicides enregistrés en France, et enfin pour quelles raisons le ministère a estimé devoir engager l’action gouvernementale et les moyens budgétaires dans cette cause.

L’affaire Jane Roe - Histoire d’une manipulation

La Cour suprême des Etats-Unis a généralisé l’avortement, en ôtant à chaque Etat le pouvoir d’adopter des législations restrictives, par l’arrêt Roe contre Wade rendu en 1973.  Norma McCorvey, auteur du livre sous son nom, après avoir été auteur de l’action devant la Cour suprême sous celui de Jane Roe, a milité en faveur de l’avortement et travaillé dans un établissement le pratiquant, avant de se convertir et de militer dans l’autre sens. Titre parlant. 

L’affaire Jane Roe - Histoire d’une manipulation par Norma McCorvey. Editions de l’Homme Nouveau. 2008

La victoire du courage et du bon sens

Paris, 12 novembre 2008 (AFP) -

La Cour de cassation a blanchi mercredi le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu’il n’avait pas dépassé les limites de la liberté d’expression.

 

A la suite de cette décision de justice, Christian Vanneste a publié le communiqué suivant :

Il y a 4 ans, j’intervenais au parlement contre les articles introduits subrepticement au Sénat puis en deuxième lecture à l’Assemblée nationale créant un délit d’homophobie et faisant de l’orientation sexuelle une notion juridiquement reconnue afin de défendre les conceptions fondamentales de l’anthropologie et de la Famille. Ce faisant, j’estimais accomplir mon devoir d’élu du peuple. 

Depuis 4 ans, j’ai été harcelé par un lobby aussi arrogant et agressif qu’il est minoritaire et éloigné des intérêts essentiels de notre société. Contre toute attente, et au mépris du droit à la liberté d’expression, fondement absolu de toute démocratie digne de ce nom, des juges ont osé condamner un parlementaire dans l’exercice de ses fonctions, un professeur de philosophie exprimant ses idées, c’est vrai indissociable de la pensée chrétienne. 

Récemment encore, des magistrats ont débouté mes actions en diffamation à l’encontre du Maire de Paris qui m’avait traité de « délinquant » et de M. Roméro qui sur son site avait laissé un commentaire me prêtant des fantasmes nazis. 

La page est désormais tournée. A nouveau sur un sujet qui concerne l’avenir de notre société et de cette institution essentielle qu’est la Famille, le débat est libre et non plus soumis à un lobby orwellien.

Sur l’affaire Vanneste : L’affaire Vanneste

Une lettre de Denis Chaigne à François Fillon

Monsieur le Premier Ministre, Notre attention a été attirée sur l’acharnement judiciaire dont est victime un parlementaire, et donc un représentant de la nation, Monsieur Christian VANNESTE, pour avoir osé s’exprimer dans un sens que des censeurs autoproclamés de la société ne sauraient admettre. 

En effet, il semblerait qu’un représentant du peuple ne soit plus autorisé à exprimer ce qu’il considère comme l’intérêt supérieur de l’Etat. Ainsi, a contrario, le fait d’estimer que l’homosexualité, de ce point de vue, ne saurait rendre à la société les mêmes services que l’hétérosexualité, notamment au regard du mariage et de la continuité d’une nation devient un délit opposable aux parlementaires et aux citoyens. Toute société durable,-et je pense que le gouvernement français actuel, nourrit cette ambition-considère pour son présent et son futur l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Dans notre Histoire, fondée notamment sur notre héritage judéo-chrétien, la société a toujours choisi pour ses enfants, la recherche d’un avenir plus heureux que la génération de ses parents. Cela entraine des sacrifices individuels et collectifs et la recherche des meilleurs moyens à mettre en œuvre pour développer leurs talents. A cet égard, il est reconnu que l’altérité sexuelle des parents est un facteur d’équilibre, et nombreux sont les enseignants et les pédopsychiatres qui savent que les turbulences des familles ont des répercussions durables sur l’épanouissement et l’avenir des enfants. Que dire si par malheur, l’Etat autorisait que certains enfants, choisis au hasard, puissent être confiés dans des foyers où l’altérité des parents n’existerait  même pas, sans compter le fait que la stabilité de tels couples reste encore à démontrer.  Nous voyons bien aujourd’hui que la liberté  financière internationale qui a prévalu dans le monde durant cette dernière décennie, se termine en catastrophe. Nous voyons bien que le totalitarisme d’une minorité en vue d’obliger tous les citoyens à reconnaître le relativisme de toute situation morale, sera au regard de l’intérêt supérieur de la société et de l’enfant, un autre fiasco programmé. L’argent comme le sexe ne peuvent échapper à une réglementation, et on ne voit pas pourquoi l’enfant ne devrait pas, lui aussi, bénéficier de l’application du principe de précaution. Je souhaite que votre gouvernement prenne la mesure des enjeux qui sont derrière la situation réservée à monsieur Christian VANNESTE, et que dans l’Histoire, Monsieur le Premier Ministre, votre nom ne soit pas attaché au point de départ de nouveaux abandons dans l’organisation familiale de notre société, dont, hélas, la probabilité de résultats délétères dans les 20 ans qui viennent est aisée à redouter. 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

Denis Chaigne est administrateur de Famille et Liberté