Archive pour nov  

Suicide des jeunes : question écrite de Christian Vanneste

M. Christian Vanneste interroge Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le suicide des jeunes. Il semblerait que les suicides des jeunes homosexuels et bisexuels seraient 2 à 3 fois supérieurs à ceux des hétérosexuels. Certains estiment que cette situation, grave, résulterait de l’homophobie. Afin de sensibiliser le public, le ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative et l’INPES ont lancé un concours de scénarios sur le thème de la prise de conscience de son homosexualité et sa perception par la société. Le jury récompensera 4 scénarios qui se verront réalisés en courts-métrages, et diffusés notamment sur les chaînes du groupe Canal+. Il aimerait donc savoir, tout d’abord, sur quels critères, le ministère estime que ces suicides auraient pour origine l’homophobie, ensuite quelle en est l’importance dans la société française par rapport à l’ensemble des suicides enregistrés en France, et enfin pour quelles raisons le ministère a estimé devoir engager l’action gouvernementale et les moyens budgétaires dans cette cause.

L’affaire Jane Roe - Histoire d’une manipulation

La Cour suprême des Etats-Unis a généralisé l’avortement, en ôtant à chaque Etat le pouvoir d’adopter des législations restrictives, par l’arrêt Roe contre Wade rendu en 1973.  Norma McCorvey, auteur du livre sous son nom, après avoir été auteur de l’action devant la Cour suprême sous celui de Jane Roe, a milité en faveur de l’avortement et travaillé dans un établissement le pratiquant, avant de se convertir et de militer dans l’autre sens. Titre parlant. 

L’affaire Jane Roe - Histoire d’une manipulation par Norma McCorvey. Editions de l’Homme Nouveau. 2008

La victoire du courage et du bon sens

Paris, 12 novembre 2008 (AFP) -

La Cour de cassation a blanchi mercredi le député UMP du Nord Christian Vanneste et annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle, estimant qu’il n’avait pas dépassé les limites de la liberté d’expression.

 

A la suite de cette décision de justice, Christian Vanneste a publié le communiqué suivant :

Il y a 4 ans, j’intervenais au parlement contre les articles introduits subrepticement au Sénat puis en deuxième lecture à l’Assemblée nationale créant un délit d’homophobie et faisant de l’orientation sexuelle une notion juridiquement reconnue afin de défendre les conceptions fondamentales de l’anthropologie et de la Famille. Ce faisant, j’estimais accomplir mon devoir d’élu du peuple. 

Depuis 4 ans, j’ai été harcelé par un lobby aussi arrogant et agressif qu’il est minoritaire et éloigné des intérêts essentiels de notre société. Contre toute attente, et au mépris du droit à la liberté d’expression, fondement absolu de toute démocratie digne de ce nom, des juges ont osé condamner un parlementaire dans l’exercice de ses fonctions, un professeur de philosophie exprimant ses idées, c’est vrai indissociable de la pensée chrétienne. 

Récemment encore, des magistrats ont débouté mes actions en diffamation à l’encontre du Maire de Paris qui m’avait traité de « délinquant » et de M. Roméro qui sur son site avait laissé un commentaire me prêtant des fantasmes nazis. 

La page est désormais tournée. A nouveau sur un sujet qui concerne l’avenir de notre société et de cette institution essentielle qu’est la Famille, le débat est libre et non plus soumis à un lobby orwellien.

Sur l’affaire Vanneste : L’affaire Vanneste

Une lettre de Denis Chaigne à François Fillon

Monsieur le Premier Ministre, Notre attention a été attirée sur l’acharnement judiciaire dont est victime un parlementaire, et donc un représentant de la nation, Monsieur Christian VANNESTE, pour avoir osé s’exprimer dans un sens que des censeurs autoproclamés de la société ne sauraient admettre. 

En effet, il semblerait qu’un représentant du peuple ne soit plus autorisé à exprimer ce qu’il considère comme l’intérêt supérieur de l’Etat. Ainsi, a contrario, le fait d’estimer que l’homosexualité, de ce point de vue, ne saurait rendre à la société les mêmes services que l’hétérosexualité, notamment au regard du mariage et de la continuité d’une nation devient un délit opposable aux parlementaires et aux citoyens. Toute société durable,-et je pense que le gouvernement français actuel, nourrit cette ambition-considère pour son présent et son futur l’intérêt supérieur de l’enfant. 

Dans notre Histoire, fondée notamment sur notre héritage judéo-chrétien, la société a toujours choisi pour ses enfants, la recherche d’un avenir plus heureux que la génération de ses parents. Cela entraine des sacrifices individuels et collectifs et la recherche des meilleurs moyens à mettre en œuvre pour développer leurs talents. A cet égard, il est reconnu que l’altérité sexuelle des parents est un facteur d’équilibre, et nombreux sont les enseignants et les pédopsychiatres qui savent que les turbulences des familles ont des répercussions durables sur l’épanouissement et l’avenir des enfants. Que dire si par malheur, l’Etat autorisait que certains enfants, choisis au hasard, puissent être confiés dans des foyers où l’altérité des parents n’existerait  même pas, sans compter le fait que la stabilité de tels couples reste encore à démontrer.  Nous voyons bien aujourd’hui que la liberté  financière internationale qui a prévalu dans le monde durant cette dernière décennie, se termine en catastrophe. Nous voyons bien que le totalitarisme d’une minorité en vue d’obliger tous les citoyens à reconnaître le relativisme de toute situation morale, sera au regard de l’intérêt supérieur de la société et de l’enfant, un autre fiasco programmé. L’argent comme le sexe ne peuvent échapper à une réglementation, et on ne voit pas pourquoi l’enfant ne devrait pas, lui aussi, bénéficier de l’application du principe de précaution. Je souhaite que votre gouvernement prenne la mesure des enjeux qui sont derrière la situation réservée à monsieur Christian VANNESTE, et que dans l’Histoire, Monsieur le Premier Ministre, votre nom ne soit pas attaché au point de départ de nouveaux abandons dans l’organisation familiale de notre société, dont, hélas, la probabilité de résultats délétères dans les 20 ans qui viennent est aisée à redouter. 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

Denis Chaigne est administrateur de Famille et Liberté

Menaces sur les retraites : question écrite de Christian Vanneste

M. Christian Vanneste interroge M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur les rétributions familiales. L’AGIRC, régime de retraite des cadres, se prépare à diminuer drastiquement les rétributions familiales qu’elle s’était engagée à verser aux parents de famille nombreuse. Depuis sa création, l’AGIRC, gestionnaire du régime complémentaire des cadres salariés, verse des rétributions familiales à ceux de ses pensionnés qui ont élevé une famille nombreuse. Elles majorent la retraite de 8 % s’ils ont élevé 3 enfants, 12 % pour 4 enfants, 16 % pour 5 enfants, 20 % pour 6 enfants, et 24 % pour 7 enfants ou plus. Pourquoi ce bonus ? Parce qu’en répartition, « pas d’enfant = pas de retraites ». Ceux qui élèvent une famille nombreuse financent donc la retraite de ceux qui ont eu moins d’enfants. Du fait de cet effort, ils ont de moindres capacités d’épargne que les autres. Un cadre moyen ayant élevé 4 enfants y perdrait donc en moyenne 45 000 euros. Il aimerait donc connaître la position du Gouvernement sur ce sujet si important pour nos familles.

Un coup d’arrêt

Président Directeur Général de la radio Skyrock, qui a une forte audience chez les jeunes, Pierre Bellanger a été condamné à quatre ans de prison dont une année ferme pour avoir favorisé la corruption d’une mineure en l’initiant à diverses formes de sexualité homosexuelleou sado-masochiste.

Communiqué de presse de Christian Vanneste

Les députés examinent le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 depuis le 28 octobre dernier. Le vote est prévu demain après-midi. Alors que le pouvoir d’achat des ménages et des familles s’est considérablement dégradé et que les familles concourent à la pérennité de la Nation, je regrette que la politique familiale ne soit pas la première priorité du gouvernement.

 Des avancées doivent être soulignées : la politique en faveur de la petite enfance est importante, avec notamment une augmentation de la Prestation d’Accueil du Jeune Enfant (PAJE) pour les parents travaillant en horaires décalés, ou encore le taux d’encadrement des enfants pour les assistantes maternelles, qui passe de 3 à 4 enfants. La ministre annonce le droit effectif à la garde d’enfant d’ici 4 ans : je me félicite que cette démarche à laquelle j’apporte mon entier soutien soit effective dans quelques années.  Toutefois, ces annonces sont insuffisantes. Alors qu’après la guerre, la France avait la politique familiale la plus généreuse d’Europe, aujourd’hui, elle n’occupe plus que la 9ème place avec 2,68% de son PIB consacré aux dépenses sociales en faveur des familles, soit près de 54 milliards d’euros.  Néanmoins, la politique familiale régresse avec l’augmentation de l’âge des enfants. Au moment où ces derniers doivent entreprendre des études supérieures, les allocations s’amenuisent jusqu’à disparaître à l’âge de 20 ans. La politique familiale ne doit pas se restreindre à l’accueil du jeune enfant, elle ne doit pas se limiter à répondre aux besoins des femmes qui travaillent à l’extérieur de leur foyer. Pour ce qui est du taux d’emploi des femmes, notre pays arrive en effet en deuxième position après la Suède, avec 81,2%. Ne pourrait-on pas proposer la création d’un salaire parental à partir du 4ème enfant ? Quand on voit le succès du congé parental auprès des jeunes mamans, il faut rester logique : beaucoup de femmes travaillent par nécessité.

 Dans leur excellent rapport de 2005, Evelyne SULLEROT et Michel GODET soulignaient que la famille n’était pas seulement une affaire privée, qu’elle était aussi une affaire publique. Une affaire sociale, puisque le niveau de vie d’une famille de 4 enfants est inférieur de 35% à celui d’un couple sans enfants ; mais aussi une condition de la cohésion sociale et du développement durable.  Nous sommes hélas loin de cette prise en considération : voilà pourquoi je ne voterai pas ce projet de loi de financement de la sécurité sociale. 

Le 3 novembre 2008

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